Un nouveau rapport montre que la taxe du gouvernement sur les manufacturiers et les travailleurs et travailleuses de l’aérospatiale entraînera la perte d’au moins 2 000 emplois directs.

8 décembre, 2022

OTTAWA (ONTARIO), le 8 décembre 2022 – Un nouveau rapport indépendant rédigé par le professeur Jacques Roy du département de logistique et de gestion des opérations des HEC Montréal, examine la Loi sur la taxe sur certains biens de luxe instaurée par le gouvernement fédéral et révèle les répercussions négatives et préjudiciables sur l’industrie aérospatiale et ses travailleurs. Le rapport démontre clairement un changement de comportement des acheteurs à la suite de l’introduction de la taxe.

Voici quelques-unes des principales conclusions du rapport :

  • La taxe de luxe est contre-productive et entraînera une perte de ventes et d’emplois pour les manufacturiers canadiens de l’aérospatiale, leurs fournisseurs et les MRO;

  • Il en résultera une perte d’au moins 2 000 emplois directs représentant 149 millions de dollars en salaires perdus contribuant à des recettes fiscales annuelles de 29,9 millions de dollars pour le gouvernement fédéral, ce qui dépasse de loin les 9 millions de dollars par an de recettes attendues par le gouvernement;

  • La taxe va à l’encontre de l’objectif de carboneutralité du gouvernement du Canada ;

  • Avec son seuil de 90 % sur l’utilisation professionnelle pour les jets et les hélicoptères d’affaires, la taxe de luxe sera difficile à administrer et entraînera de l’incertitude et des pertes de ventes supplémentaires.

“Les travailleurs canadiens construiront moins d’avions et cette taxe entraînera une perte de revenus pour le gouvernement au lieu de lui en faire gagner. La taxe cible les manufacturiers et les travailleurs et travailleuses, ceux-là mêmes qui ont déjà été le plus durement touchés. En pénalisant cette industrie stratégique, le gouvernement envoie également un mauvais message à nos concurrents étrangers sur la valeur qu’il accorde à ce secteur. 

” Une telle taxe a été essayée dans d’autres juridictions et elle a échoué. Le gouvernement canadien devrait se faire le champion de nos aéronefs économes en carburant, leaders mondiaux et technologiquement avancés, créant des emplois hautement qualifiés et non leur nuire avec une taxe qui ne tient tout simplement pas la route. L’industrie demande au gouvernement d’exclure les aéronefs d’affaires et leur utilisation du champ d’application de la taxe “, a déclaré Mike Mueller, président et chef de la direction de l’AIAC.

La version complète du rapport peut être consultée à l’adresse suivante : https://aiac.ca/new-report-the-economic-impact-of-the-select-luxury-items-tax-act-on-the-canadian-aerospace-industry/

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A propos de l’AIAC :

L’AIAC est l’association nationale représentant le secteur de la fabrication et des services aérospatiaux du Canada. Neuvième industrie aérospatiale en importance au monde, le secteur aérospatial canadien contribue pour plus de 24 milliards de dollars à l’économie en termes de PIB, exporte plus de 75 % de sa production et se classe au premier rang en matière de recherche et développement (R-D) parmi toutes les industries manufacturières canadiennes. Le secteur aérospatial canadien soutient directement et indirectement près de 200 000 emplois dans toutes les régions du pays. 

Pour de plus amples informations, veuillez consulter

www.aiac.ca